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STAGES ET COURS PARTICULIERS
« INTERNET »
de Jean-Yves Le Guillou

EQUITATION - DRESSAGE

ÉQUITATION ÉTHOLOGIQUE-
ÉQUITATION BAROQUE- ATTELAGE

Une méthode originale pour éduquer les chevaux

L’attelage ou la joie du cheval

La joie ? Oui, car si aujourd’hui je ne voyage en voiture à cheval que par la pensée, surtout les nuits, j’entends  la musique d’un trot vif et isochrone et je vois, les yeux fermés, des oreilles de cheval pointées en avant … Car le cheval aime son travail lorsqu’il est attelé. Même si je n’envisage dans mon livre, et mon CD, que l’attelage léger, et plus particulièrement avec une voiture à quatre roues, qui ne pèse pas sur le dos du cheval, cela reste vrai avec les « lourds », sauf cas très particuliers.

Travail aux longues rênes, École Espagnole de VienneJe songe parfois au travail de forçat, dans les mines, au fond, mille mètres sous terre, dans la noirceur permanente, des braves chevaux tirant les wagonnets pleins de charbon, des chevaux qui étaient condamnés à ne jamais « remonter » à la lumière. Mais cette pensée, émue, est fugitive, je vois presque toujours un cheval attelé, joyeux. Et je me console pour l’autre pensée, la sombre, car je sais que les mineurs adoraient leur compagnon et qu’ils le dorlotaient pour rendre sa vie aussi agréable que possible.

Je chasse vite cette pensée et je me revois, petit garçon, me rendant à l’école primaire du lycée Anatole France, au Havre, et admirant sur le chemin les puissants chevaux lourds, qui trottaient joyeusement, en tirant un chariot chargé des tonneaux du livreur de bière, avec une aisance déconcertante, dans le vacarme des roues cerclées de fer. Je m’arrêtais alors, les yeux écarquillés, médusé par ce spectacle plein de force, d’aisance, d’élégance… 

Quels beaux souvenirs sont les miens lorsque je songe à l’attelage ! Au Canada, promenades en forêts avec ma compagne, l’été, et, l’hiver, le silence du traîneau dans la neige, juste un bruit strident, lorsque qu’un patin rencontrait un petit caillou … Le trot gaillard de mon petit cheval, Champion, accompagné du tintement des clochettes…

Et je suis heureux, sans aucune vanité, parce que je suis satisfait de mon petit livre sur l’attelage et qui s’intitule aujourd’hui, pour sa version CD, L’attelage ou la joie du cheval. (C’était, c’est, le titre de l’Introduction). Pourquoi ? Parce que d’un trait, j’avais écrit un modeste et petit livre qui, dix-sept ans plus tard, me satisfait pleinement. Il représente toujours ma pensée de meneur et l’éducation simple et sécuritaire qui est son objet, me semble toujours la bonne. Je suis très content, car, en équitation, pendant plus de vingt ans, j’ai connu l’insatisfaction et j’ai désespérément recherché le mieux-être du cheval et le mieux-être du cavalier à cheval. Ce n’est qu’il y a une dizaine d’années que j’ai, enfin, trouvé une stable sérénité avec la mise au point de L’Équitation par l’auto-posture du cheval.

Travail aux longues rênes, École Espagnole de VienneIci, je désire encourager les amoureux du cheval à pratiquer l’attelage en leur indiquant deux possibilités, deux voies qui ne sont pas exposées et exploitées, ou si rarement !

• Faire travailler le jeune cheval à l’attelage avant de le monter.

• Sauver en douceur un cheval perturbé, par l’homme, grâce à l’attelage.

Faire travailler le jeune cheval à l’attelage avant de le monter.

Faire travailler un très jeune cheval présente d’abord l’intérêt d’exploiter la vivacité d’esprit,  la grande disponibilité, et la grande capacité d’apprentissage d’un être jeune. Et, et, sans les dangers d’un travail monté prématuré, lorsque le squelette et les tendons du cheval ne sont pas tout à fait matures, parvenus au terme de leur développement. L’attelage léger, avec une seule personne dans la voiture, comme point d’aboutissement pendant la période de jeunesse, ne présente aucun danger.

Et puis, l’initiation à l’attelage commence par … Un travail à pied. Et vous savez que ce travail à pied permet soit l’apprentissage des exercices avant le travail monté, soit leur perfectionnement.

Et lorsque viendra l’heure du travail monté, vous aurez un cheval qui ne craindra ni la selle, ni le sanglage, car il aura l’habitude du harnachement. Et sur le plan intellectuel, il sera habitué, non pas à travailler, mais à apprendre … En jouant avec son meneur qui se transformera, avec lui, en cavalier. Et son apprentissage de base de cheval de selle se fera à très grande allure. Le cheval sait déjà prendre les allures à la voix, il connaît l’arrêt à la voix et à la main, il sait tourner et il a pris, bien que son travail ait été léger, une certaine force qui lui évitera l’épuisement rapide du jeune cheval qui fait directement ses débuts à la selle.

Et enfin, avoir un « cheval à deux fins », selon l’expression consacrée, est une très, très grande joie et source de satisfactions indicibles …

Sauver en douceur un cheval perturbé, par l’homme, grâce à l’attelage

Le cheval est un animal doux, gentil, charmant, sociable et affectueux. Lorsqu’il devient méchant et violent, il a été victime de traitements brutaux ou d’erreurs graves de maniement de la part de l’homme.

Il faut le sauver, cela en vaut la peine ! Je précise, il se trouve dans un état de dépression grave dont il n’est pas responsable, et il mérite d’être sauvé !

La rééducation du cheval perturbé

Les directives de base sont simples :

  • Changer les idées du cheval, en lui faisant faire « autre chose ».
  • Cesser de monter le cheval pendant sa rééducation (inutile de se faire « péter la fiole »).
  • Cesser de le faire manipuler par le ou les coupables (jusqu’à leur propre rééducation …
    Si c’est possible …).

Reprendre un travail de base avec grande patience, affection (« demander peu, récompenser beaucoup »), une logique sans faille.

L’idéal pour la rééducation ? L’attelage : travail à pied aux longues rênes, mise à la voiture.
Reprise du travail monté.

Des témoignages ?

Je vais citer celui d’un meneur bien compétent, bien sympathique, et qui a souvent fait cette rééducation : Monsieur Jean Dillée, auteur de Apprendre à mener, attelage à un et en paire  (Prest Edit, Versailles, 1985) :

« C’est ainsi qu’une jument réputée inmontable est passée entre mes mains. Je l’ai uniquement attelée pendant un certain temps, sans problème, sinon un manque de confiance dans la bouche : travail aux longues rênes, voiture seule, puis en paire. Montée par la suite, elle s’est révélée très sage, extrêmement facile, s’équilibrant de façon parfaite et comprenant tout ce qu’on lui demandait. Avec elle, Dominique d’Esmé a été championne de France (en « Dressage », précision de JYLG) : c’était Reims. »

Je pourrais encore parler de Denis de Vauplain, exporté, gros gagnant en CSO ; de Condor, en concours complet ; ou de Fariman, PSA, sélectionné olympique pour Mexico, qui sortait de l’entraînement à Maisons-Lafitte.

À cette liste, j’ajouterai Nigéria, plusieurs fois abandonnée par des ténors, qui a été le meilleur cheval français de complet sous la selle de Daniel Lechevallier. Quant à Uri, pris au refus, il a ensuite gagné la puissance au  Touquet, à 2,26 mètres ; le lendemain, il gagnait le Grand Prix sous la selle d’André Chenu.

Évoquons pour finir la carrière de Derby, par Uriel. Cheval difficile à monter, il s’est bien mis à l’attelage, a servi de maître d’école tout l’hiver de ses 3 à 4 ans … et s’est ensuite couvert de gloire en passant avec Manuel Henry des murs de plus de 2 mètres. »

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