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STAGES ET COURS PARTICULIERS
« INTERNET »
de Jean-Yves Le Guillou

EQUITATION - DRESSAGE

ÉQUITATION ÉTHOLOGIQUE-
ÉQUITATION BAROQUE- ATTELAGE

Une méthode originale pour éduquer les chevaux

Auto-Posture

La méthode permet d'améliorer considérablement le comportement et d'élargir rapidement le savoir de tout cheval, qu'il soit de promenade, de dressage ou de saut d'obstacles. Les chevaux perturbés, indisciplinés, retournent, sans heurt, dans le droit chemin.

Quel est le résultat le plus spectaculaire que permet l’auto-posture ? C’est l’obtention du piaffer préalable. Dans les quatre méthodes de JYLG, le piaffer est un point de départ obligatoire, la base de l’éducation, et non, comme dans la discipline équestre dite Dressage, un point d’aboutissement hypothétique et rarement atteint. Trois exercices de base permettent d’obtenir le piaffer : le pas ralenti à l’extrême ou le pas écouté (équitation baroque), suivi d’un reculer très spécial et de l’exercice balancer le cheval, progressivement raccourci à l’avancée et le reculer d’un sabot...

Pour décrire l'auto-posture du cheval et pour donner une première explication, voici un petit extrait de L'équitation sensuelle par l'auto-posture du cheval et en bandes dessinées.

Une première approche de l'auto-posture du cheval par intervention directe de l'écuyer ou du cavalier : les voies fermées, les barrières, la voie ouverte.

L'un des grands principes de l'auto-posture du cheval est de ne pas obliger le cheval à effectuer le mouvement, à prendre la posture, à faire le geste souhaités par l'écuyer ou le cavalier, mais de le mettre dans une situation qui le conduit, après réflexion, à effectuer ce mouvement, à prendre cette posture, à faire ce geste.

La mise en place de « voies fermées » ne laissant qu'une « voie ouverte » permet de parvenir à ce résultat. Lorsque le cheval s'engage dans une voie interdite, il rencontre une « barrière » : paroi, mur, clôture, fil (non électrifié !), selon les manèges et les carrières, mains de l'écuyer ou du cavalier (j'emploie ici le mot « écuyer » pour l'éducateur qui fait travailler « à pied » le cheval, et le mot « cavalier » pour celui qui le fait travailler « monté »), corps de l'écuyer, gaules. Lorsque le cheval rencontre une barrière, il se pose des questions et commence à chercher une solution au problème qui lui est posé.

Deux exemples, l'un concernant le reculer, l'autre l'épaule en dedans et qui sont, dans ma progression, le deuxième et le troisième des exercices abordés (le premier étant le pas ralenti à l'extrême, également appelé pas compté).

Le reculer, à main droite

Les voies fermées Le reculer à main droite

  • Le cheval tente de se diriger vers l'avant, il rencontre une barrière : les mains de l'écuyer ou du cavalier se ferment sur les longes de conduites ou les
    rênes = voie fermée.
  • Le cheval ne peut pas se diriger vers la gauche, il voit la paroi ou le mur ou la clôture ou le ruban, il voit la barrière = voie fermée.
  • Le cheval tente de se diriger vers la droite, il rencontre une barrière : le corps et la gaule, horizontale, de l'écuyer, le cavalier ferme la rêne gauche = voie fermée.

La voie ouverte

  • Le cheval ne trouve qu'une voie ouverte : le déplacement vers l'arrière, le reculer,
    par auto-posture.

Et ce n'est qu'un aspect de cette auto-posture. En fait le cheval va rapidement reculer sans aucune aide, il va trouver les postures justes, ligne du dessous tendue, ligne du dessus décontractée. Il va faire du reculer une allure fondamentale et indispensable qui va lui donner musculature, équilibre (rassembler). En revanche le reculer, « arraché » par les forcements de l'écuyer ou du cavalier, est un exercice nocif au plus haut point.

Pas ralenti à l’extrême, deux sentiments, écartement des jambes du cavalier à cause de la tension des abdominaux et de la réduction de la base de sustentation (diagonalisation, apparence de trot, mais quatre posers distincts) qui « gonflent » le cheval et soulèvement du cavalier à cause de l’importante flexion thoracique (3), reculer, main et aide de poids par pesers des étriers, pour la demande de reculer (2) reculer, aide de poids maintenue, mais « ni main, ni jambes » = auto-posture : ligne du dessous tendue, ligne du dessus décontractée (1), auto-posture : rassembler maximum dans le piaffer et sans intervention du cavalier en dehors de l’emploi de l’assiette-rétropulsive (« ni main, ni jambes »), rein cambré (4 et 5).

L'épaule en dedans, croupe au mur, de gauche à droite                                               

Les voies fermées

  • Le cheval (croupe au mur) tente de se diriger vers l'arrière, il rencontre une barrière : paroi, mur, clôture, simple ruban, gaule de l'écuyer en arrière, jambes du cavalier = voie fermée.
  • Le cheval tente de se diriger vers l'avant, il rencontre une barrière : les mains de l'écuyer ou du cavalier se ferment = voie fermée.
  • Le cheval tente de déplacer son avant-main vers la gauche, il rencontre une barrière : le corps du cavalier, la gaule de l'écuyer, la rêne gauche que le cavalier ferme ou la rêne droite que le cavalier ouvre = voie fermée.
  • Le cheval tente de se rabattre vers la piste extérieure pour marcher en ligne droite, il rencontre une barrière : la longe de conduite gauche que l'écuyer ouvre, la rêne gauche que le cavalier ouvre = voie fermée.

La voie ouverte

  • Le cheval ne trouve qu'une seule voie ouverte, celle du déplacement latéral en épaule en dedans.

Et ce n'est qu'un aspect de cette auto-posture. En fait le cheval va rapidement se déplacer en épaule en dedans sans aucune aide, il va trouver les postures justes, ligne du dessous tendue, ligne du dessus décontractée. Il va faire de l'épaule en dedans une allure fondamentale et indispensable qui va fortifier la base de son encolure, remonter son garrot, lui donner l'équilibre (rassembler) et la relaxation. En revanche l'épaule en dedans, « arrachée » par les forcements de l'écuyer ou du cavalier, est un exercice nocif au plus haut point.

Cette technique des voies fermées et de la voie ouverte permet d'éviter :

  • Les « tiraillages » de longes de conduite ou de rênes ;
  • Les « gesticulations » du corps du cavalier ;
  • Les « coups » de gaule ou de cravache ;
  • Les « coups » de talons ou d'éperons du cavalier ;
  • En un mot un ensemble disgracieux de gestes, de contraintes, peu favorable à la bonne entente, pouvant même mener aux conflits, et qui peuvent atteindre un degré d'immoralité intolérable lorsque le cavalier
    « tire dessus » et « entre dedans ».

Cette technique des voies fermées et de la voie ouverte permet de progresser rapidement et
dans le « bon sens » :

  • Le cheval, après plusieurs essais, après réflexion, trouve le mouvement souhaité ;
  • Cette approche est, au point de vue pédagogique, d'une supériorité écrasante ;
  • Le cheval devient un partenaire pensant ;
  • Une joyeuse complicité s'établit même entre lui et son éducateur ;
  • L'éducateur « fixe » le mouvement découvert. Pour ce faire, il emploie un vocable (toujours le même !),
    il s'empresse de féliciter son élève et de le récompenser lorsqu'il s'est engagé dans la voie ouverte.

Cette technique des voies fermées et de la voie ouverte permet d'obtenir :                      Haut de page

  • La collaboration du cheval, collaboration réfléchie, librement consentie, généreuse ;
  • Que le cheval prenne, de lui-même, par auto-posture, les postures justes et fasse, de lui-même, grâce aux libertés musculaire et mentale qui lui sont accordées, par auto-posture, les mouvements justes.

Plus tard l'éducateur mettra le cheval devant un problème en apparence insoluble : toutes les voies seront fermées ! Le cheval découvrira … le piaffer ! 

Les exercices et les manipulations antagonistes couplées par deux permettent l'auto-posture du cheval

Trot, flexion au poitrail, sentiment, soulèvement du cavalier plus intense que lors du pas ralenti à l’extrême, à cause de l’intensité accrue de la flexion thoracique (1 et 2), relèvement de l’encolure avec la main (sans forcement, jusqu’au point que permet l’éducation du cheval !), assiette-rétropulsive bilatérale, par pesers des ischions, rein légèrement cambré (3), auto-posture, passage, sans main, ni jambes (4 et 5).
La « flexion au poitrail », manipulation de la colonne vertébrale demandée par le cavalier, n’a rien à voir avec la vilaine défense du cheval que l’on appelle « encapuchonnement ».

Le couplage par deux des exercices et des manipulations est le grand principe de l'auto-posture directe .

Dans cet ouvrage, nous avons étudié le pas ralenti à l'extrême et le reculer, la flexion au poitrail et les flexions de la colonne vertébrale, dont la contre-flexion cervicale.

Il est indispensable de « coupler » ces exercices et manipulations : pas ralenti à l'extrême/reculer = rassembler intense et même piaffer, flexion au poitrail/élévation de l'encolure = contre-flexion cervicale. Il y a bien d'autres antagonismes en équitation à coupler par deux, mais ce n'est pas l'objet de cet ouvrage. J'ai longuement traité de l'auto-posture dans les deux autres volumes de cette trilogie. Le travail à pied par l'auto-posture du cheval et L'équitation par l'auto-posture du cheval.

La cession de l'intervention, en particulier de deux manipulations antagonistes, et même la cession de toutes aides, en dehors de l'aide de poids, permet, par auto-posture du cheval, l'obtention de mouvements et d'airs.

La cession de l'intervention, en particulier de deux manipulations antagonistes, et même la cession de toutes les aides, en dehors de l'aide de poids, permet, par auto-posture du cheval, l'obtention de mouvements et d'airs.

Intérêt de l'auto-posture du cheval : efficacité et absence de conflit. Si le cavalier cherche à mettre directement dans la posture correcte un cheval non préparé à cette posture, il obtient toujours une réaction en sens inverse et fait naître toutes sortes de résistances. En ce qui concerne ces dernières le cheval est un grand spécialiste ... Un exemple, la recherche du ramener, sans préparation, donne toujours un résultat fautif. Même si le cheval finit par placer sa tête à la verticale, la base de l'encolure n'est pas relevée pour autant. Et bien souvent, c'est une lutte sans fin entre le cavalier qui pousse avec ses jambes et retient avec ses mains, et le cheval, qui tire pour lever le nez. Elévation maxima de l'encolure sans ramener (au début)/flexion au poitrail sont les manipulations antagonistes et régulatrices, les manipulations extrêmes et préparatoires, qui amènent le cheval à trouver, par auto-posture, le ramener correct, lorsque la verticalité de la tête est un élément de la contre-flexion cervicale.

La théorie et la pratique de l'auto-posture du cheval sont personnelles.
Une longue expérimentation me permet d'affirmer qu'elle permet de résoudre avec efficacité, douceur et élégance, la plupart des problèmes équestres.

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